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  • 16 numero posted

    Mobilisation des handicapé-es, parce que nous voulons en finir avec le capitalisme et les politiques réactionnaires qui organisent notre dépendance et notre précarité avec la complicité d’associations gestionnaires qui confisquent notre parole.
    Nous appelons à une grande mobilisation depuis Paris ou la province.
    Convergeons ensemble vers le forum des Halles, 75001 Paris, Châtelet-les-Halles, Porte Lescot le 09 mars à 14h00.
    Dans la continuité du mouvement des Gilets Jaunes et avec le soutien de celles et ceux qui le souhaitent.
    Parce que nous voulons en finir avec le modèle médical du handicap, qui fait de nous des objets de soins !

    Parce que nous voulons en finir avec le système capacitiste-validiste de notre société, qui nous exclut !

    Parce que nous voulons en finir avec la ségrégation et la violation des droits humains en institution [1] !

    Parce que nous voulons un modèle social du handicap, afin d’être considéré·e·s en tant que sujets de droits ! Nous exigeons le respect strict de la Convention des Droits des Personnes Handicapées de l’ONU !
    Parce que nous voulons d’une société qui inclut réellement l’humain dans sa diversité. Nous exigeons la suppression de toute norme pensée sur un modèle de capacités et de performances !
    Parce que nous voulons en finir avec le capitalisme et les politiques réactionnaires qui organisent notre dépendance et notre précarité avec la complicité d’associations gestionnaires qui confisquent notre parole.

    Et parce que nous voulons la désinstitutionnalisation, pierre fondatrice de la lutte contre les discriminations fondées sur des incapacités. Nous exigeons tous les moyens nous permettant d’accéder à une vie autonome, pour toutes et tous !
    Rien pour nous sans nous !
    Pensez à prendre des pancartes si vous en avez !
    Le Forum des Halles est accessible par le METRO Ligne 14 (accessible en fauteuil roulant) Arrêt « CHÂTELET ». Vous pouvez ensuite rejoindre le Forum en empruntant la rue des Halles.
    Mobilisation à l’appel d’Handi-Social, du CLHEE, du CLACL, du CLE-AUTISTES.

  • APPEL REGIONAL SAMEDI 2MARS DES GILETS JAUNES POUR L'ACTE XVI A ALES !

    POUR LA JUSTICE SOCIALE & LE POUVOIR DE DECIDER.

    RDV A 14 H parvis du théatre du Cratère, Place Henri Barbusse.

    Montrons leur que nous sommes encore plus nombreux-euses, plus determiné-es à ne rien lacher et à continuer jusqu'a la victoire.

  • "On n'est plus face à un simple groupe d'ultras fondus en black blocs."

    Sociologie jaune des manifestations du samedi dans notre région ou comment le peuple gagne en détermination face a la désinformation et à la repression.

    https://blogs.mediapart.fr/lamuledupape/blog/250219/gilets-jaunes-montp…

  • 16 numero posted

    PESTICIDES
    25.02.2019
    Oui à l’autonomie des paysan-ne-s. Non à un Contrat de « subventions » de l’agro-industrie

    Ce lundi soir, le Ministre de l'agriculture, Didier Guillaume, va signer, au nom du gouvernement, le « Contrat de solutions » porté par la FNSEA*, tête de gondole de l'industrie des phytosanitaires, de l'agro-machinisme et du numérique.

    Ce lundi soir, le Ministre de l'agriculture, Didier Guillaume, va signer, au nom du gouvernement, le « Contrat de solutions » porté par la FNSEA*, tête de gondole de l'industrie des phytosanitaires, de l'agro-machinisme et du numérique.
    Ce contrat, qui ne parle jamais de « sortie » des pesticides - objectif que le gouvernement s'est pourtant assigné - est en réalité un contrat de subventions à l'agro-industrie et à ses intrants, au détriment de l'autonomie des paysan-ne-s.
    Qui peut croire que l'UIPP*, l'Union des industries de protection des plantes, pour ne pas dire « vendeur de pesticides », peut fournir les solutions pour accompagner les paysan-ne-s vers une sortie des pesticides ? Autant demander au lobby du tabac de s'occuper de la lutte contre le tabagisme !
    La Confédération paysanne défend depuis des années un modèle d'agriculture paysanne qui repose sur l'autonomie des paysan-ne-s, dont la sortie des pesticides. Nous dénonçons donc cette signature qui est un aveu d'impuissance et une démission du gouvernement à mettre en place et piloter une véritable politique publique qui accompagne les paysan-ne-s, qui donne réellement des moyens à la recherche, développe la formation et les échanges de pratiques, au-delà d'outils de communication. Des solutions réelles car porteuses d'autonomie pour les paysan-ne-s existent déjà et c'est les nier que de déléguer à l'industrie ce chantier.

    http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=8678&PHPSESSID=n7qimtr5…

  • 16 numero posted

    Les unions régionales Ile-de-France (URIF) CGT FO Solidaires, avec l’UNEF et l’UNL, se félicitent de la réussite de la mobilisation interprofessionnelle du 5 février : plus de 35 000 manifestants à Paris, salariés, étudiants, lycéens, rejoints par des gilets jaunes venus exprimer des revendications communes.
    Le même jour, le projet de loi « anti-casseurs » a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale : nous rappelons que ce projet permet notamment à un préfet de prononcer une interdiction de manifester à l’encontre de toute personne « à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public ».
    Nous exigeons le retrait immédiat de ce projet de loi liberticide qui vise à empêcher, non pas les actes violents, mais les manifestations, portant ainsi gravement atteinte à la démocratie, et au droit constitutionnel.
    Nous exprimons notre solidarité pleine et entière à tous les manifestants blessés et mutilés à vie par des grenades de désencerclement, des tirs de flash-balls ou de LBD, dont nous exigeons l’interdiction.
    Nous condamnons avec la plus grande fermeté la campagne nauséabonde engagée par le gouvernement qui tendrait à assimiler la mobilisation des centaines de milliers de travailleurs et de jeunes en gilets jaunes à la recrudescence des actes antisémites, racistes et homophobes. D’ailleurs, nos organisations syndicales ont toujours condamné et combattu l’antisémitisme, le racisme et l’homophobie.
    Face à cette campagne honteuse, les salariés ne se laisseront pas dissuader de se mobiliser pour obtenir satisfaction sur leurs revendications portées depuis 3 mois et pour lesquelles le gouvernement n’a apporté aucune autre réponse que la répression.
    Dans ce contexte, les URIF considèrent qu’au lendemain de la réussite du 5 février, ce qui portera un coup d’arrêt à ce gouvernement, c’est le blocage de l’économie, par la grève, par une mobilisation la plus large possible dans et hors les entreprises, avec toutes celles et ceux qui ont à cœur la justice sociale.
    Les URIF appellent leurs unions départementales et leurs syndicats à prendre sans attendre, toutes les dispositions en ce sens, partout où les conditions sont réunies et entrer dans l’action.
    Les URIF appellent dès maintenant à débattre en assemblées générales des moyens d’action à mettre en œuvre pour bloquer le pays, notamment en vue de l’appel des organisations FO CGT Solidaires UNEF UNL UNL SD à la journée de grève du 19 mars, sur les revendications suivantes :
    HALTE à la répression policière – RETRAIT du projet de loi « anticasseurs »
    HAUSSE immédiate du SMIC à 1800€ – AUGMENTATION générale des salaires et des pensions
    REVALORISATION immédiate du point d’indice pour les fonctionnaires
    RÉINDEXATION des salaires, des pensions et des retraites sur le coût de la vie
    RETRAIT des contre-réformes « Dussopt », « Buzin », « Blanquer » dans la fonction publique
    ABROGATION des lois « Rebsamen », « El Khomri », « Macron » qui cassent le droit du travail
    NON à l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers, la sélection à l’Université
    RETOUR à la retraite à 60 ans et ABANDON de toute réforme de retraite par points

    DÉPART DE LA MANIFESTATION PARISIENNE
    13H – PLACE EDMOND ROSTAND, RER « LUXEMBOURG » (PRÈS DE LA SORBONNE)

  • Sylvie posted

    Manifeste du Collectif Cévenol de Femmes Gilets Jaunes
    Rendez vous le Jeudi à midi au marché de Besseges.
    Le Collectif Cévenol de Femmes Gilets Jaunes veut agir sur notre quotidien, sur notre territoire, ici et maintenant !
    Bien sûr que nous voulons que la royauté cesse de nous ponctionner, de nous discriminer, de nous aliéner, mais nous ne voulons pas de l’argent des banquiers en échange d’une vie à genoux, d’un servage à vie ! Nous voulons simplement vivre, pas seulement survivre, nous ne sommes pas des chiffres dans des bordereaux ni des données algorithmiques, nous voulons choisir ce qui nous convient et ce qui fait du bien, à nous, à nos familles, à nos villages, à nos villes, à notre pays et à la planète ! Nous voulons du travail qui ait du sens et de la décence, un travail qui ne produise pas n’importe quoi n’importe comment. Nous voulons un travail qui ne détruit pas des vies, ne nous rend pas malade, ne nous suicide pas, un travail qui ne saccage pas nos forêts, nos rivières, nos collines ni n’anéantisse la faune et la flore sauvage. Nous ne voulons pas nous occuper de nos aînés, de nos petits, des blessés et des réfugiés de nos vies, des handicapés, des malades et des personnes fragiles à coups de lance-pierre et de maltraitances. Nous voulons vivre et travailler sans commettre des actes qui nous contraignent à l’exploitation de plus pauvres que nous, ici ou à l’étranger où la richesse, la santé et la vie des plus vulnérables sont pompés et dilapidés.
    Et d’ailleurs nous ne voulons pas que du travail, nous voulons du temps libre, du temps rien qu’à nous et à tout ce que nous chérissons. Notre liberté de mouvement n’est pas que la liberté d’être transporté, notre liberté, c’est de refuser l’accélération et l’embrigadement vers l’effondrement et d’inventer de vraies vies humaines.
    Nous habitons un territoire rural abandonné après avoir été saccagé par des décennies d’extraction minière, pollué par des générations qui ont troqué leur autonomie et leur vitalité pour la servitude au confort de la modernité et les mirages d’un matérialisme effréné. Aujourd’hui, ce confort tentaculaire est assis sur des montagnes de détritus et de poisons qui affectent nos enfants, et affecteront les générations à venir de manière irréversible. Le capitalisme, la techno science et l’industrialisation de nos vies n’ont fait qu’entraîner une déshumanisation de plus en plus grave en délitant les solidarités humaines et le sens même de l’unité du vivant et de notre dépendance à la terre. Chaque fois que nous payons de nouvelles taxes, nous cautionnons la prolifération de la marchandisation du monde, nous nous enchaînons un peu plus à un engrenage qui, sous prétexte de croissance, massacre l’ensemble du Vivant. Parallèlement à l’épuisement des ressources de la terre, ce système s’attaque à nous, en épuisant, blessant, empoisonnant et mutilant nos corps et nos esprits, car pour ces gens là-haut, nous ne sommes rien, que des masses à asservir par tous les moyens.
    De même que ce système s’attaque à la nature, il s’attaque en particulier aux femmes parce que nous avons un pouvoir de reproduction nécessaire au renouvellement et à l’entretien de leurs sources de profit : nous assurons les services nécessaires à la reproduction sociale du système dans les usines, les boutiques, les ateliers, les champs et les jardins, les hôpitaux, les administrations, les services, du privé ou du public, nous mettons au monde des humains irrationnels capables du meilleur et du pire, nous nourrissons et éduquons nos enfants de plus en plus difficilement, accomplissons les tâches ménagères, rémunérées par personne mais incontournables pour que tout continue à tourner. Nous vivons l’injonction paradoxale d’une société qui nous ignore : on attend de nous que nous travaillons comme si nous n’avions pas d’enfants et que nous élevions nos enfants comme si nous n’avions pas de travail ! Mais voilà que nous ne voulons plus avoir affaire à ces voleurs, à ces menteurs, à ces assassins, nous voulons créer entre nous de nouvelles façons d’exister sans avoir à éliminer ou asservir son voisin !
    Alors, si ces millions de femmes s’arrêtent, c’est toute la société qui s’arrête !
    Nous ne serons plus jamais simplement des femmes précaires qui galèrent. Aujourd’hui, nous sommes des femmes en colère, révoltées, qui se battent pour qu’un avenir puisse encore exister. Et cette expérience de lutte, une répression inique et disproportionnée qui s’abat aveuglement sur des innocents, la solidarité renouée, le soutien de la population, nous marquera probablement à vie. Lorsque les femmes rentrent dans la bataille de manière aussi déterminée, c’est le symptôme d’un mal-être et d’un mécontentement aux racines profondes.
    Alors, soyez-en certains, notre révolte et notre contestation sociale n’est pas prête d’être rencardée !